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jeudi 8 janvier 2015

les ponts

:

Les Ponts



rivière


    - Pour comprendre notre cité, il faut établir une distinction entre les endroits où il n’y avait plus de cours d’eau et ceux où réellement un pont franchit la rivière. Les premiers résultent de la canalisation ou le comblement qui ne laisse plus apparaître de cours d’eau. Les seconds se limitent à la Vesdre, dans son cours à travers la ville, venant de Dolhain vers Pepinster.
    - La plupart de nos ponts ne sont pas revêtus de plaques indicatrices ni de mention, si fréquente ailleurs, donnant le nom de la rivière : «la Vesdre». Ils n’ont donc pas de noms, ou portent la dénomination de la rue qui les franchit ; cela est le cas le plus fréquent. 





               



          

Pont de renoupré

date de construction 1927































En son milieu constitue la limite entre Verviers et Andrimont

        En 1820  un pont sommaire en fil de fer, fut érigé à Base-Crotte, aux frais des communes d’ Andrimont et de  Verviers, ainsi que les industriels du quartier, de la province et de l’État. Il avait pour but de relier les bâtiments industriels de la Haute Crotte, à la route de la Vesdre.

            Fait assez original : une société de chants organisa une soirée pour recueillir des fonds pour financer la construction du pont. Son côté nord est à Andrimont,  et le sud à Stembert. 

        Ce pont fut installé, à la demande de divers industriels, dans le but de relier les bâtiments industriels de la Haute Crotte, à la route de la Vesdre



                                                                                   


                                              Pont du fil d'arca











Pont du fil d'arca


                                         






 le premier pont date de 1820, mais celui qui existe encore aujourd'hui n'est plus en fils de fer mais en poutrelles et il date de 1880 

 



               Le document de gauche confirme l’autorisation de construire un pont à cet endroit , par Arrêté Royal de 1820

Nous n’avons pas connaissance des caractéristiques de ce 1er pont, érigé entre 1820 et 1825.
                           L’auteur du courrier, précise au bas de la page «  je l’avais fait reconstruire «  en fil de fer » manière solide et agréable  

                                                   

   pont de fil d'arca 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           

                       



Il s’agirait du pont suspendu que l’on entrevoit, sur cette  lithographie de N*Ponsard    à gauche du casino  construit en 1825,   sur base des plans de l'architecte Verviétois Henri Douha.    

Ce pont suspendu fut réalisé   par l'emploi du " fil d'archal", innovation américaine  de cette époque

Le terme"fil d'archal " est devenu, dans le langage  courant" fil d'arca"                                                         

                                                                               .                                                                     

La lithographie date de 1829
                                                                                   .
Ce pont fut emporté par une crue en 1856, ce qui est confirmé par le document de droite, dans lequel, l’auteur décrit, en détails, les conséquences




Au début des années 1870 ( 1872, selon le cartouche) , un nouveau pont , sur poutrelles de fer fut proposé aux autorités et, construit en 1880 et a conservé le nom de «  pont de fil d’arca »
malgré tout



                 Ce pont existe toujours, de nos jours, mais son état est tel, qu’il est interdit d’utilisation


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Pont de l' épargne
  

750 mètres plus loin

                             

 Construit en 1874, il n'a pas laissé beaucoup de souvenirs aux historiens.










Pont Marie-Henriette  jadis Marie Louise













                
    - Ce pont franchit la Vesdre entre la rue des Hospices et la rue Marie-Antoinette; tout comme cette dernière rue, il doit sa dénomination à notre deuxième reine, épouse du roi Léopold II.


     Il fut construit à la fin du 19°siècle (1865-1883) A cette époque on le nommait pont "Louise" en honneur de notre première reine Louise-Marie d'Orléans, née à Palerme en 1812, et décédé à Ostende en 1850; elle avait épousé le roi Léopold 1er en 1832. Elle était la fille de Louis-Philippe, roi des Français ( 1773-1850).
  
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Pont de Hombiet ou Dardanelles












       Comme nous l'avons déjà regretté , nos ponts manquent de plaques indicatrices, tant pour eux-mêmes  que pour la rivière qu'ils franchissent. Leur nom n'a donc pas d'appellation officielle et résulte de l'usage du public.



     C'est ainsi que ce pont au 19°siècle  était couramment dénommé " pont des Dardanelles", c'est-à-dire lieu-dit vers lequel il conduit au nord.



     Actuellement, il est plus couramment désigné sous le nom de "pont de Hombiet", du nom de la rue qui le franchit du Nord au sud, la rue Hombiet.

Ce pont quoique carrossable, est assez étroit; il porte sur ces deux gardes- fous le millésime " anno 1885".



  Il fut construit, en bois, en forme de dos d'âne, par J-Fr Biolley en 1818.





Pont "Al Cutte" ou d'Andrimont


    Ce pont dénommé familièrement pont  en dos d'âne dénommé  "d'Al Cute", construit en bois par un charpentier portant le nom de J Nicolet , en 1674. En remplacement de ce pont, on érigea en 1721 un pont en calcaire constitué de quatre arches cintrées portant une pierre armoriée " Verviers " sculptée Hubert Valençon, actuellement au musée d'archéologie.
          
Réfection en 1775, parapet en fonte vers 1860.

             Cet ouvrage se situe sur la Vesdre, après le pont des Récollets en remontant le cours de la rivière. Il est dénommé actuellement "pont d'Andrimont" et débouche sur la rue Renier.

                Le terme "cûte" désignait à Verviers les prostituées; certaines résidaient dans les petites maisons du 18ème siècle situées entre la Vesdre et la promenade des Récollet




















Passerelle au Nord de la rue Kestchgès


    - Cette rue était une impasse. en 1919 on ouvrit une passerelle sur la Vesdre, qui permit aux passants de gagner la rive nord et de rejoindre la promenade des récollets, pour gagner, le chemin dit "pas de cheval" les hauteurs de la rue du Paradis etc...





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Pont des Récollets

      Le pont des Récollets est le premier pont de Verviers et est resté longtemps le seul. Initialement en bois, il fut emporté par une crue en 1560 et remplacé depuis par un pont de pierre..."












 



















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Pont du Chêne:


      Afin d'éviter le détour par l'unique pont sur la Vesdre, (le pont des récollets), on passait  la rivière à gué, sur des grosses pierres


























                     Ce tableau représente l'endroit oµ fut bâti le pont du Chêne; on remarquera à gauche une grande tour ronde qui servait de remise aux pompes à incendie, en face, un grand jardin, ou est bâtie actuellement la " maison Giesen " , puis s'étendent  les maisons de la rue du Marteau.



                                 De grosses pierres  servaient aux piétons de traverser la rivière, quand les eaux étaient basses. Quand avait lieu la procession, on mettait des planches sur ces pierres. Le moulin Vandresse se trouve à droite, puis le long de la rivière le chemin conduisait en Gérard-Champs
                                    



















                                                1857



                 
    - En 1829, la régence organisa un concours entre architectes, pour présenter un projet de pont. Les architectes Vivroux Père et fils l'emportèrent ; la première pierre  fut posée le 09 mai 1832, et l'ouvrage fut terminé l'année suivante.
























Passerelle Diktus, pont Parotte:


      - Exclusivement destinée aux piétons, elle franchissait la Vesdre entre la rue David et la jonction de la rue Cerexhe et de la rue Saucy. Les récentes démolitions dans ce quartier, sur les deux rives de la Vesdre avaient complètement dégagé ce pont.
 
     - Par le passé, en partant de la rue David , on s'engouffrait sous la voute d'un immeuble , arvâ, pour gagner la passerelle.Son nom est dû à la fabrique Dicktus qui était établie, ru Davis au 19°siècle.

     - Revenons à notre pont Diktus qui bien qu’étant une passerelle s’est toujours appelée pont : peut-être est-ce parce qu’elle justifiait un arrêt du tram 1, à une époque où la rue David n’était pratiquement qu’usines textiles et que la rue Jules Cerexhe, comportant les arrières bâtiments de ces mêmes usines était, pour le reste, à part quelques maisons d’habitation très anciennes, constituées de magasins alimentant  toute cette industrie, notamment Matelgro, matériel électrique pour les usines, situé place Saucy.

                                                       plan 2012---1850



                Photo prise de la passerelle Diktus en direction de l’église Saint Antoine









      Il ne reste actuellement pratiquement plus rien de ce qui est visible sur ce cliché. A droite, nous avons l’arrière d’une des usines de la rue David (en temps-là), il s’agit de la fabrique Diktus, qui a donné son nom au « pont » qui était réservé aux piétons, nombreux à l’époque et à gauche des bâtiments de la place Saucy (disparue depuis) et de la rue du même nom, dont quelques maisons anciennes subsistent encore.
    - Dans le passé la firme Matelgro, bien connue, était établie place Saucy, bien située pour alimenter en matériel électrique les usines nombreuses à cet endroit. Aussi connu des spécialistes en radio, rue Saucy, s'était établi un marchand de matériel radio, qui vendait toutes les pièces détachées, dont, notamment, les radio-amateurs  étaient très friands et les bricoleurs, pouvaient aussi trouver là des accessoires à utiliser pour toutes sortes de montages. 
    - Ce genre de magasins de petites pièces, souvent sans grande valeur, semble avoir disparu. Pendant tout un temps les amateurs ont pu se fournir chez Tandy, rue du Collège, mais ce commerce qui était très bien fourni en « petit matériel introuvable » a aussi disparu  
Peut-être le bâtiment situé en plein centre des deux photos pourrait-il être un survivant de ’75 ? C’est possible.

                   Plan de 1674, où nous remarquons l'emplacement du ruisseau de Dison, grossi des sources de pisseroule,passant près des Foxhalles, pour se jeter dans la vesdre au Pont Diktus devenu Parotte.


                                                              Pont Parotte


                                                      Square André Damseaux

 
      - Dans le cadre de l’aménagement des bords de la Vesdre et de la pénétration dans la ville, le pont Diktus s’avérait insuffisant à la circulation; la Vesdre sera donc franchie désormais par un pont d’une largeur de 21 mètres, permettant une circulation de quatre bandes, entre la rue David élargie et le quartier St-Antoine, Cerexhe, Saucy, en pleine transformation.
     - Ouvert à la circulation le 4 mars 1982, il fut inauguré solennellement le 22 juin 1982 : il avait reçu en date du 28 janvier 1980, de la part du conseil communal de Verviers, l’appellation de « Pont Parotte », en souvenir du bourgmestre de ce nom dont le souvenir fut évoqué au cours de la cérémonie d’inauguration, en présence de la veuve et du fils du défunt, du ministre des Travaux Publics, M. Olivier, et de nombreuses autorités.
    - Au pied du pont, sur une des berges, une plaque commémorative rappelle par une brève inscription, le rôle efficace du maïeur dans l’aménagement de la pénétration dans la cité, ce que détailla davantage le ministre, au cours de la réception qui suivit à l’hôtel de Ville.



Une biographie du titulaire de ce pont s’impose.
      - Né à Verviers le 16 juillet 1922, il y mourut trop tôt, en pleine activité, le 1er février 1978.
Embrassant d’abord une carrière modeste d’agent au service des eaux de la Ville de Verviers, il lui déplaît de stagner dans cet emploi et visant plus haut, il fréquente avec opiniâtreté et succès les cours de l’Institut Vandervelde (École ouvrière supérieure) à Bruxelles, d’où il sort muni du diplôme d’assistant social.
Attiré par la vie politique, il siégera au Conseil communal de Verviers depuis sa première élection le 17 janvier 1959, et ses trois réélections en 19651971 et 1977.
Échevin de l’Etat-Civil et des œuvres sociales, puis de la Famille et de la Jeunesse, et premier Échevin, il accède bientôt au mayorat. .
      - Entretemps, il avait succédé à Martin Boutet, de Theux, comme secrétaire fédéral de l’Union socialiste et comme Sénateur à Pierre Miessen, s’intéressant particulièrement à la haute Assemblée, aux problèmes du logement.
      - Sur le plan communal, il s’intéresse particulièrement aux jumelages de communes, base d’une fraternité humaine  ; on lui doit aussi le passage par Verviers des courses cyclistes telles le Giro d’Italia et le Tour de France.
       - Il préside "Floréal", en Crapaurue, local qui remplaça la Maison du Peuple (t. I, p. 130) et siège au conseil d’administration de la presse socialiste : « Peuple », « Monde du Travail », etc.
Enfin, les fusions de commune (1977) en feront le premier bourgmestre du nouveau Verviers.   

Hélas, miné par un mal supporté courageusement, il décéda le 1er février 1978 laissant des regrets chez tous ses administrés. 

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Pont Léopold






      - Le développement prodigieux du quartier de Gérard-champs vit naitre, au siècle dernier, des usines et des habitations pour ceux qui y travaillaient.
La rue David, s'était aussi développée par suite de la construction des usines Peltzer. Enfin la gare ouest était proche. Le pont Léopold s'imposait de plus en plus pour relier ces rues à l'actif de Hodimont.



       - Il est difficile de croire que le Pont Léopold, actuellement simplement endroit de passage, fut jusqu’à ce qu'il y a quelques dizaines d’années un centre névralgique.
     - Proximité de la douane, accès à la gare de marchandises de Verviers-Ouest, toutes opérations en douanes, expédition/réception de colis «chemin de fer», marchand de charbon (ets Chapuis) bureau de poste très actif (tenu longtemps par M. Giers), marchands de laine : Ets Leveaux, Ets A.N. CrahayPeltzer et Cie, Marcel Hauseux, et en fait d’usines nous citerons Peltzer et Fils, Bouchoms etc…nous n’iront pas plus loin car si nous entrons rue David, il y en avait beaucoup ! Une aubette à journaux était située juste à l’arrêt du tram, lequel déversait suivant les heures ouvriers et employés des firmes précitées.


       - Les bureaux d'octroi entouraient le pont, donnant un aspect pittoresque. Les octrois furent supprimés au milieu du 19°siècle.Notre premier Roi Léopold 1er avait fait sa joyeuse entrée à Verviers le 23 novembre 1833, où il fut reçu par le bourgmestre David. Il était donc normal que ce pont lui soit dédié encore que cela devait être précisé sur une plaque indicatrice y apposer.





















       Le pont que nous connaissons actuellement a été construit en  1989 & 1990  en remplacement du premier devenu vétuste et pendant les travaux une passerelle pour piétons avait été aménagée une cinquantaine de mètres en amont.


     Actuellement ce carrefour est complètement rénové, orné d’une belle roue à aubes rappelant le début de la force motrice dans l’industrie naissante à Verviers.Il faut quand même signaler la préservation par la restauration de certains bâtiments anciens : la gare de Verviers-ouest, devenue Hôtel Verviers, le pont Léopold lui-même, les ets Bouchoms, converti en logements, les ets Despa (cités plus haut) pour ne citer que ceux-là qui sont maintenant complètement rénovés.


















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Passerelle rue Robert Centner


      - C’est grâce au « plan vélo » que nous avons maintenant une nouvelle passerelle rue R. Centner, qui remplace celle qui pendant des décennies a conduit vers Lambermont par le chemin de Pilate dont il ne reste plus grand-chose suite à la suppression de la ligne du chemin de fer vers le plateau de Herve, remplacée par l’autoroute.

    - Le petit tunnel pour piétons  qui passait sous le chemin de fer a été remplacé lui par un escalier à droite de la grille du château Nyssen-Dehaye.
      - Il faut dire qu’à une époque, vu le nombre d’usines textiles et autres, rue David, en Gérard-Champs et dans les rues aux alentours, cette passerelle était fort fréquentée par les travailleurs des usines et le personnel des bureaux textiles de négoce de laine, eux aussi assez nombreux aux alentours du Pont Léopold




      - Un examen des deux photos illustre bien les transformations subies là et ailleurs à Verviers : disparition des usines et remplacement par un complexe commercial. Entre ces deux photos seulement un peu plus de 30 années se sont écoulées




















 

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Pont de Francomont et des demis lunes

Un grand merci à Monsieur José Jongen pour la réalisation de cet article


L’autoroute E42 et le quartier des Clarisses à Lambermont



        Sur base des documents publiés sur divers sites et , sans ambition historique particulière, en se basant sur la carte nous avons tenté de retracer et de décrire les travaux importants dans le quartier des Clarisses, résultant du passage, dans les années 1970, de l’autoroute E42, dans l’agglomération verviétoise.


Eléments historiques de base

       - La carte des Pays-Bas autrichiennes, établie en 1777, par le comte de Ferraris permet de se rendre compte du problème de base, ayant nécessité des travaux importants, lors de la construction de l’autoroute urbaine, 2 siècles plus tard.









                
         Sur cette carte, on remarque nettement la boucle de la Vesdre ( repérée IA pour Île Adam) sur le territoire des communes d’Ensival et de Verviers, qui sera à la base d’importants travaux durant les années 1970.

      - En outre, il est important de noter que , jusqu’en 1830, Lambermont faisait partie du Duché de Limbourg, faisant partie, lui-même, des Pays-Bas et dont la frontière est représentée en jaune, sur la carte. Par contre, Ensival et Verviers faisaient partie de la Principauté de Liège.

La Vesdre ne constituait pas seulement une frontière naturelle mais également, une frontière entre 2 états.

Vues diverses de la boucle de la Vesdre, au début du 20ème siècle




                 Cette partie de Vesdre, en amont du pont de Francomont, aussi dénommé "pont des demi-lunes" existe toujours actuellement. C’est à cet endroit qu’allaient débuter les travaux de déviation de la rivière. Au fond de l’image, on devine la passerelle pour piétons.



Vue du pont des demi-lunes , le lieu concerné par la  déviation de la rivière, en aval de ce pont, longeant le quai de le Vesdre, n’existe plus de nos jours.                                       
Sur la gauche, on devine le viaduc du chemin de fer de la ligne Verviers- Herve, qui se trouvait à la fin de la  boucle






Plus en aval rivière, au pont de l’Ile Adam . Il s’agit de l’endroit où la Vesdre amorce sa boucle, pour remonter vers le quartier des Clarisses






























                
Remontée de la Vesdre, après le virage. Les bâtiments de l’Île Adam, sont à droite.On aperçoit, au fond de l’image le viaduc de chemin de fer des Clarisses, à la gauche duquel, la Vesdre retrouve le pont des Clarisses. Les cheminées sont dans la zone de l’abattoir et, sur la gauche,  se trouve le massif du Heid des Fawes






























Les raisons de la décision de remblayer la boucle de la Vesdre

Le passage de l’autoroute, à travers l’agglomération, avait pour but, la liaison de l’autoroute E40  à  la  E42 de Prûm
Le but était aussi de prévoir des accès et sorties vers Lambermont, Verviers, Ensival et Heusy

Afin de respecter les règles de construction des échangeurs, pour la sortie n°5 et l’accès, au niveau de l’Île Adam ,il était primordial d’empiéter sur la Vesdre , à cet endroit.




Sortie N° 5 de l’E42 ICI          
  Plutôt que d’adopter une solution , limitée à cette seule partie de Vesdre, il s’est avéré  plus esthétique et plus économique de court-circuiter cette boucle de 1300 mètres








































                 
Afin de localiser ces travaux  de remblaiement de la  Vesdre, nous avons repéré les lieux , sur une carte de  l’agglomération (pointillé noir) 
                                                             consiste en un
                                                                                                        
La partie bleue repérée (rond *) consiste en un  aménagement particulier, à l’endroit de l’ancien  sur lequel nous  reviendrons ,plus loin




 
       En finalité, la sortie n°5 réalisée. La zone de remblai de la Vesdre, se situe entre les arbres et l’usine, à cet endroit.

Situation de la rue Entre-les-Ponts avant les travaux
         - La rue Entre-les-Ponts constitue l’élément essentiel de la déviation de la Vesdre. Cet endroit s’en est retrouvé complètement « défiguré » 
       - Cette rue est limitée, des 2 côtés, par des ponts sur la Vesdre . Du côté amont , le pont de Francomont ou «  pont des demis lunes » relie cette artère de Lambermont à la rue Fernand Houget, de Verviers.
       - Du côté aval, le pont des Clarisses permet la liaison avec la rue des Chapeliers ( anciennement, rue de Verviers) à Ensival
Essayons de retrouver l’aspect de cette rue, avant les travaux, de l’amont vers l’aval                                                                                                                                                                                    


       Vue de la rue, depuis la  rue Fernand Houget  Les personnes sont sur  le quai de la Vesdre , à  l’entrée du pont demi-lunes
            En arrière plan, le viaduc de chemin de  fer Verviers-Herve
       - Le pont des demi-lunes est très souvent représenté sur des cartes postales .Cela est dû au fait que ce pont a servi de passage à de très nombreux ouvriers, vers les usines Houget et Duesberg , ainsi que celles de Gérard Champs  

                                                    


               



    


 

     - Ce pont des demi-lunes, qui aurait aussi été dénommé "pont de Francomont" a été construit dans la deuxième moitié du 19 ème siècle et a existé, dans cette forme, jusqu’au début des années 1960, selon certains témoins de l’époque

               Vue du pont vers Verviers                                                           
    
démontage du pont des demis-lunes

                Vues du pont, ayant remplacé le pont des demi-lunes.

                                        


 
















      - La ligne Verviers Ouest-Herve, n’étant plus en service , ce viaduc des Clarisses fut démoli durant les années 1965-67 , en même temps que le petit viaduc du bout de la rue Grand’ville à Ensival et de celui du futur rond-point Kermadec, qui , appartenant à la même ligne, étaient aussi devenus inutiles
Le couvent des sœurs Clarisses, qui a donné son nom au quartier. Cette vue est prise d’Ensival vers Verviers  




                  Entrée du couvent des Clarisses Vue prise depuis  la rue Pierre David.



                    La vue ci-dessous, prise dans la  même direction, montre la  position relative du couvent, par rapport à la ligne de chemin de  fer désaffectée. (*) 


 
Et enfin …le pont des Clarisses, l’endroit où anciennement, la Vesdre terminait sa boucle. Ce pont relie Lambermont à Ensival 
Vue de la rue Entre-les-Ponts vers Ensival. Sur la gauche , on aperçoit la fin du mur du couvent et les garde-corps du pont des Clarisses

Travaux en cours !

 Vue, en cours des travaux, de la rue Entre-les-Ponts, en face du couvent

Vues des travaux


Grâce à Dominique Boniver et Roger Noël, qui ont publié, sur le site Facebook relatif à Ensival, des photos des travaux réalisés , faisant partie de leur collection personnelle, nous pouvons avoir une idée de ce chantier.

Le principe adopté, consistait à canaliser la Vesdre, depuis le pont de Francomont, jusqu’au pont des Clarisses, où la Vesdre était renvoyée dans son lit original.
Lorsque le canal de dérivation a été achevé, il a suffit de faire barrage au lit existant et d’assécher la courbe de la rivière



Endroit de l’ancien viaduc de chemin de fer qui a été démoli, quelques années avant le début des travaux de déviation de la Vesdre




La Vesdre est dans son lit, en aval du pont des demi-lunes. Les affouillements du nouveau canal ont  débuté , séparés de l’ancien lit, par une digue


Début des travaux de creusement du canal en amont et sous le pont . La Vesdre est toujours dans son ancien lit , derrière la digue























                              La fouille du future"canal de dérivation"



                             Déblais et préparation des fondations du futur pont, côté colline





                                                                                           




Le canal , creusé,  dans la zone du  couvent





Situation actuelle : canal de dérivation de la Vesdre

                                                                        



Début de la zone canalisée, En amont du pont de Francomont 







Début de la rue Entre-les- Ponts et nouveau viaduc  La voiture est à l’endroit  des demi-lunes et,au dessus du canal                                                                                                                                         
                                                                                          
                                                                                                      






Arrivée du canal de l’autre  côté du pont des demi-lunes et  passage, sous le nouveau  viaduc





Canal, sous le viaduc







Le lac des Clarisses, à  l’endroit de l’ancien couvent et zone de l'ancien pont des Clarisses ( endroit du parking et camionnette blanche 
                                           Devant le bâtiment blanc, se situait l’ancienne arrivée de la boucle de la Vesdre



                                    La zone du lac, située à l’endroit de l’ancien couvent


                                       Et enfin ….. le retour de la Vesdre, dans son lit d’origine



 
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Pont Sauvage


      Mitoyen entre Ensival et Lambermont, Le Pont Sauvage constitue une propriété privée( jadis grevée d'un droit de passage pour piètons) à qui il assure la communication entre la rue des Weines et Francomont (territoire de Lambermont jusqu'en 1977, année des fusions; un sentier y monte vers le centre du village. Il doit son nom à la famille Sauvage.

            




Propriété Sauvage  





  

Famille Sauvage:
       - Mais un nom va dominer, un siècle durant, l’industrie de Francomont lorsque Aubin-Joseph Sauvage, natif de Dison (1711), époux d’Anne-Marie Collet, prit en location (1768) puis acheta (1772) l’ensemble des propriétés de J.J de Cecil qu’il agrandit par d’autres acquisitions ; fabricant de draps, d’abord à Dison et Hodimont, il donna un remarquable essor à sa fabrique, notamment par une importante fourniture aux armées (1794), que renforcèrent encore après sa mort (1829) ses successeurs : Aubin-Joseph Sauvage-Cornet (1802-1871) et Victor-Nicolas H.J. Sauvage-Kaison (1836-1860) qui, en parallèle à leur activité économique, furent bourgmestres de Lambermont .
      - Le "Pont Sauvage" et le thier joignant, du même nom (devenu thier des Navettes) tout comme la  "rue Sauvage", à Ensival, font l’objet d’autres précisions sur cette famille.
      - Une place de choix fut également occupée dans l’industrie de Francomont par le fabricant J.N. David ; son rôle est expliqué dans les paragraphes relatifs à la « rue Pierre David ».
       - Enfin, tinrent également une place marquante en cet endroit, l’usine Davignon et la fabrique de flanelle F. del Marmol.
       - Aujourd’hui, en franchissant le pont Sauvage, et en abordant Francomont, on ne trouve plus d’usine mais un endroit paisible, témoin du passé par ses anciennes résidences ; Jules Peuteman qui joignait à son esprit d’érudition, une âme de poète, y voyait une atmosphère de béguinage. Tout comme à Verviers où les industriels avaient leur habitat proche de leur fabrique, la famille Sauvage édifia la demeure en style Louis XVI que l’on admire encore au n°7 ; l’immeuble est classé tout comme l’ensemble de Francomont. Au n°3, une vieille construction, classée également porte à son porche le millésime 1791 et est entourée d’un jardin plein de verdure.
        Enfin, c’est là que résida le constructeur d’automobile Linon 

 

 

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Pont d'Ensival


     - En partant de la Grand Place, un pont sur la vesdre conduit à Lambermont, à la rue Francval à gauche et à la rue de Francomont à droite , au pied de la rue Chereau. Il succède à un gué et pendant longtemps, ce pont de pierre fut le seul entre Verviers et Pepinster.
   - On le trouve sous la dénomination de "Grand Pont", "Pont de Francval", et pendant longtemps de " Pont Krans", nom d'un pharmacien de l'officine voisine. 
       


Un de ces ouvrages d’art parmi les premiers construits dans la région fut le pont d’Ensival couramment dénommé le Pont. Un premier pont en bois le précéda, jeté sur la rivière à date inconnue. On peut seulement affirmer que cette date se situait avant 1430, 

     Si nous référons à un acte de la cour de justice de Verviers au sujet d’une rente créée au profit de ce pont. Ces rentes étaient perçues par les mambours du pont, personnages mis en place par les Ensivalois eux-mêmes pour veiller à l’entretien de l’ouvrage d’art.

      Il était de coutume. qu’une situation particulière venait à se présenter dans un hameau du ban de Verviers, que le Magistrat laissât les gens de l’endroit nommer des administrateurs (mambours) spécialement installés pour s’en occuper. A cette époque lointaine où fut jeté le premier pont en bois en amont du gué primitif, sa construction nécessita des moyens financiers importants. 

     En pareilles circonstances, le prince sollicité, répondait par le don d’une pièce de terrain prélevée sur son domaine. Parfois au il autorisait l’abattage de chênes pour servir à la construction en question: pont, bâtiment, hospice, etc. Les terrains étaient mis en vente; il en résultait la création de rentes dont les mambours percevaient les intérêts.

       Ce n’était pas que simple thésaurisation car les flots de la Vesdre en période de crue minait les fondements du pont quant ils ne le démolissait pas  tout simplement. 

        Plusisurs de ces pont se succédèrent au fil du temps.. Le pont de Francval (anciennement Le Pont). A l’origine, construit en bois; édifié en pierres après sa destruction par la crue de 1562. 

 Plusieurs de ces ponts se succédèrent au fil du temps. On ne connaît pas le nombre de ces mambours, dont la trace, faute de registres parvenus jusqu'à nous ne se retrouve que dans les actes des cours de justice de Verviers et de Theux. 

      L’inondation de 1562 amena les Ensivalois à vouloir remplacer par un pont de pierres le dernier de ces ponts en bois qui venait d’être disloqué sous les coups de boutoir de la Vesdre.

       Le Prince Robert de Berghes (1557-1564) répondit favorablement aux sollicitations des quatre mambours qui venaient d’être nommés par les Ensivalois. Pour la bonne règle, son successeur, Gérard de Groesbeeck (1564-1580), demanda au châtelain (gouverneur) de Limbourg l’agrément de son souverain, la Vesdre faisant frontière avec le duché de Limbourg. 

      La construction était déjà en cours et tout porte à croire qu’elle fut achevée assez rapidement. Ce n’est toutefois qu’en 1571 qu’un document d’archives en fait formellement mention.

       L'institution des mambours du pont prit fin, selon toute logique, lorsque la communauté d’Ensival détachée de Verviers, fut dotée le 25 janvier 1656 d’une administration autonome. 

        Il y au bien en 1764, des travaux de réfection au pont, mais en 1785 les choses prirent une autre tournure. Le Magistrat d’Ensival tenta de faire intervenir la communauté de Grand- Rechain dans les frais de restauration de l’arche s’appuyant sur la rive limbourgeoise. Cette communauté ne l’entendit pas de la sorte et fit rechercher par son greffier s’il existait une preuve d’une quelconque obligation de sa part.

       Fort heureusement pour elle, la recherche aboutit à un résultat négatif. En vendémiaire an IV, au moment de l’annexion à la France, les intérêts des rentes, au nombre de 16, atteignaient annuellement 52 francs, 55. Un droit de passage, qui rapportait un complément de ressources avait cessé d’être perçu depuis cette époque. 

        Quelques années plus tard, en l’an XI, la commune d’Ensival souhaitait le rétablissement de la perception du droit de passage; quant aux intérêts des rentes, les arriérés atteignaient 130 francs, 50. La situation était d’autant plus grave que le pont nécessitait des réparations pour un montant qu’on évaluait à 2.000 francs, à supporter par Ensival, qui en vint à demander, comme on le sait, de voir Francomont et ses manufactures détachés de Lambermont. 

      Parmi les arguments avancés pour ce rattachement à Ensival, on faisait remarquer que la commune de Lambermont ne contribuait pas aux frais d’entretien du pont et qu’il était même à craindre qu’elle proteste contre le rétablissement du droit de passage. 

       Le hameau de Francomont était assez éloigné du village de Lambermont, où résidaient le maire et l’adjoint. En outre, 300 ouvriers ensivalois travaillaient à Francomont; il fallait assurer leur sécurité lorsqu’ils franchissaient ce pont, devenu vétuste.

        Un rattachement de Francomont à Ensival aurait, bien sûr, été bénéfique à cette dernière commune en lui assurant de substantielles rentrées fiscales alors qu’elle supportait les inévitables charges sociales de cette masse de travailleurs. L’annexion n’eut pas lieu et le pont attendit jusqu’en 1807 d’indispensables travaux de restauration. 

        Les industriels Sauvage et David, de Francomont, intervinrent pour un tiers dans ces travaux, évalués à 600 francs. Une reconstruction intégrale eut lieu en 1846, les deux communes d’ Ensival et de Lambermont étant cette fois intéressées. 

         Il en fut de même lorsqu’on procéda, le 19 septembre 1930, à l’adjudication publique des travaux d’élargissement du pont. 

           Sous l’Ancien Régime donc, la Vesdre marquait la frontière entre le duché de Limbourg, dans les Pays-Bas espagnols, ensuite autrichiens, et le marquisat de Franchimont, dans la principauté de Liège. De ce fait, le pont vit s’installer deux bureaux de perception, que les gens de l’endroit désignaient parfois sous le nom de comptoir. Les chroniques Ensivaloises rapportent que le percepteur des droits limbourgeois solennisait l’avènement d’un nouveau souverain en illuminant son comptoir et en tirant un feu d’artifice en signe d’allégresse.

         En d’autres circonstances plus dramatiques, lorsqu’un manant de la seigneurie de Grand-Rechain était banni (le défaut de paiement de la taille et la mauvaise conduite pouvaient mener à cette décision extrême), l’intéressé était conduit au pont et “prié”, sous menace d’emprisonnement, de ne plus reparaître dans la seigneurie. 

         La communauté d’Ensival rendait, à l’occasion, la réciprocité à ses voisins. Plusieurs Ensivalois résidant au ban de Theux furent ainsi expulsés pour non-paiement de la taille le 11 janvier 1675. Il y en eut d’autres le 18 novembre 1743 et, à la fin de l’Ancien Régime, les 21 avril 1792 et 25 avril 1793. 

       Le pont conserva une importance stratégique, qu’il perdit après la construction de la route de la vesdre. Ainsi, par exemple, en 1748, vers la fin de la guerre de la Succession d’Autriche, les troupes Françaises en marche vers Maestricht trouvèrent les eaux de la Vesdre gonflées par la pluie et la fonte des neiges; elles furent contraintes à effectuer un détour par Ensival et Verviers où se trouvaient des ponts en pierres.

      Pendant la Révolution liégeoise, les Patriotes avaient barré le pont par une “porte”. A L’arrivée des troupes exécutrices, tout rentra dans l’ordre et la “porte” fut abattue.

      Au cours de la seconde guerre mondiale, à deux reprises, la circulation fut entravée sur le pont de Francval. Une première fois, pendant la mobilisation de l’armée belge en 1939, un obstacle y fut disposé. Le 7 septembre 1944, les Allemands en retraite contraignirent quelques habitants à y barrer le passage. L’avance des chars américains n’en fut pas ralentie pour autant, Ensival ayant été atteint par le pont du Purgatoire, resté intact.     









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Pont du purgatoire
























      Situé sur la Vesdre, le Pont du Purgatoire fut longtemps la limite entre Ensival et Wegnez pour unir aujourd'hui Verviers et Pepinster (1977).  À l'origine,(comme c'était fréquemment le cas pour nombre de ponts), il constituait un simple gué en amont du pont actuel, sur le chemin du Duc et portait le nom wallon de "Wez".


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    - C'est la construction de la route royale de la Vesdre qui suscita la création d'un pont en cet endroit, d'abord en bis (vers 1825) puis en pierre et fer; il subit de sensibles réparations (1885-1890). PURGATOIRE: C'est le coin extrême de Wegnez à la Vesdre; il apparaît au XVIII° siècle ; le gué antérieur à la construction du pont et de la route de la Vesdre (1825), là où passait le chemin du Duc, on disait "à wé" (au gué) .



L'origine de ce terme est ainsi précisé: une terre de culture difficile fait que c'est un purgatoire de la cultiver. Comme c'est un endroit il n'y a que des rochers encore très visible derrière l'église, les toponymistes opinent d'avantage à y voir le terme "purger" s'appliquant aux eaux polluées par les usines et " purgée" par l'un ou l'autre bief (Feller).


    Il fut grevé d’une servitude de passage pour les piétons. Un premier pont relia; en 1810 les départements de la fabrique d’Aubin-Joseph Sauvage, situés de part et d’autre d la Vesdre, à Francomont et rue des Weines. Ce pont fut reconstruit en 1826 et 1861.





Pont de la Raye


       A mi-côte de la rive gauche de la Vesdre, et en prolongement de la rue Gérard'Heids, vers l'ouest du bois de la Raye, un des survivants 
de la forêt épiscopale, est contigu à la ligne de chemin de fer ; il constitue la limite entre Ensival (Verviers) et Pepinster.
    - Un pont de ce nom franchit la Vesdre vers l'autre rive Vovegnez (Pepinster); il permet de passer d'une rive à l'autre afin d'assurer la communication avec le hameau de la Raye, Bellevue et le Bois.
     - Un autre pont, celui-là destiné au chemin de fer, porte également le nom de la Raye; il a été reconstruit après la guerre (1940-1945) en pierre et béton. Nos toponymistes se perdent en conjonctures sur le sens de ce nom; on cite à titre de comparaison la "Longue Raie" à Paris, en Seine et Oise, en Calvados, etc


























 


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Ponts disparus:

 

 


Pont aux Lions


      - Cette rue relie les deux places centrales de la ville, le plus commerçantes :Martyr et Verte. Son nom comme plusieurs autres rues, a conservé le mot "pont" après la suppression du canal des usines (1906) que ce pont franchit durant plusieurs siècles.



     - Sans doute cette rue a-t-elle subi bien des changements durant tant d'années. Brossons-en quelques aspects. Lorsque la bourgade primitive déborda de la place du Marché pour gagner par Crapaurue le Grand Wérixhas ( place du Martyr ) très vite se fit sentir la nécessité de passer le canal autrement que par les nombreux ponts en bois rudimentaires qui le franchissait. Dès 1562-63, apparait le pont djônes piresou pont Lejeune; il fut orné, au milieu du parapet de lions en pierre appuyées sur les armes d' Erard de la Marck, prince-évêque de 1506 à 1538 ; cette pièce est conservée au Musée communal et fut, semble-t-il, en place jusqu'en 1794. Elle fournit la dénomination demeurée jusqu'à nous :"pont aux Lions". Le pont fut restauré en 1746.


            






Petits drapeaux bleus (emplacement du pont ). Prolonge le canal des usines.





1 pont de l'échevin

2 pont St Laurent



- A l'ouest le canal continuait son trajet vers le pont St Laurent, à mi-chemin entre les deux places actuelles. Mais l'artère n'avait pas sa largeur d'aujourd'hui. Tout comme la rue des Carmes; son entrée était séparées en deux tronçons parallèles, qui furent démolies dans la seconde moitié du
19 ° siècle (1872).Le canal qui coulait à ciel ouvert  fut couvert en 1851 en compte partagé entre la société du Cabinet littéraire (demanderesse) la ville de Verviers et Henri Kaison.



       - Il y a quelques dizaines d’années de vastes bâtiments se trouvaient dans le voisinage de ce pont, dont seul subsiste aujourd’hui le Grand-Bazar, dans sa version reconstruite après l’incendie du premier en 1938. De l’autre côté du pont, le local de la société du Cabinet Littéraire dont les transformations amenèrent cette société (nous dit toujours M. Paul Léon) à solliciter la couverture du canal qui coulait à ciel ouvert, ce qui fût réalisé en 1851.



     - Notons encore qu’à l’emplacement de la belle petite passerelle qui enjambe maintenant le « nouveau canal » passait le tram d’Eupen qui quittant son terminus rue du Collège rejoignait la rue Crapaurue



Pont de la Halle

 Plan de 1650 et 1850 qui situent le pont (**)






 

                                           Cette dénomination date du 06 avril 1900;
     - Comme beaucoup de nos rues qui évoquent des cours d'eau, là où il n'y en a plus, cette rue rappelle qu'un pont franchissait jadis le canal des usines. Aujourd'hui elle ne compte plus aucun riverain , le dernier fut l'entrée de la loge maçonnique et quelques maisons également disparues .

               




       

pont de la halle devant l'ancienne loge maçonnique coin rue du collège





Pont Saint Laurent

     - Comme déjà signalé , cette artère était parcourue par le canal des Usines; il se dédoublait voir se détriplait au cours de la traversée   de la ville. Dès 1601, deux pont le franchissait l'un le pont de l’Échevin (au nord) , l'autre le pont Saint Laurent; il porta aussi le nom de pont  Saint - Quirain (au sud).

                                                 1777


                                              1650

1) Pont de l'Echevin

2) Pont St laurent

           - En bois et étroit, pour ne laisser passer que deux personnes, cette passerelle primitive devint un pont le 10 août 1674. Celui-ci unissait ainsi la rue de la Brassinne (place Verte) et le Brou, au Grand Wérixhas rejoignant l'axe Est Ouest, via le Pont des Récollets, vers Hodimont.    


     - La dénomination de "Saint Laurent" est due au fait que l'inauguration du pont eut lieu le jour de la fête de saint Laurent le 10  août.


















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Pont Sommeleville


       - La rue se situe entre la place Saint Remacle et la Sommeleville, à hauteur de la rue Sècheval. Au 19° siècles, elle constituait le tronçon Sud de la rue de la  Paroisse qui, à travers  la place Saint Remacle arrivait jusqu'à la place Sommeleville. C'est par une décision du conseil communal  en date du 6 Août 1900, qu'eut lieu ce changement.

      C'est là que coulait d'Est en Ouest, le canal des usines; un pont le franchissait, construit à hauteur du quai de la Batte (1563).  "L'impasse des Pêcheries" donnait lieu comme son nom l'indique, à la pêche des déchets dans le canal. 




         
  


   - En 1900, les tramways Verviétois construisirent l'usine de force pour alimenter leur réseau en courant continu quant à la traction hippomobile du matériel roulant fut remplacée par l'électrification.

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Pont du Viel Hôpital 

          Plan de 1674, où il est plus facile de comprendre ce qu'était la ville, plus précisément la Vesdre et les canaux en 1650.


       
           

    - Ce pont, aujourd’hui disparu enjambait le canal des usines au quai de la batte, dans le prolongement du Pont Sommeleville. A ce pont s’élevait la fabrique Sirtaine détruite par un incendie en 1866. C'est le long du canal, principalement au quai de la Batte, les spaûmeux rinçaient la laine dans de grands paniers  dénommés bots. L'eau du canal actionnait ensuite les roues du moulin Lemaire (Mont du Moulin)


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          Pour mieux comprendre l'histoire de l'hydrographie à Verviers, avec ses diverses branches alimentant le canal des usines mais aussi les affluents de la Vesdre à Verviers, voir ci-dessous.



                                                


Pour être complet, il ne faudrait pas oublier  que le ruisseau de Sèchaval  (cossaert ) se jetait  dans la canal des usines rue du Pont ,d'ou le nom de cette rue.

Le ruisseau de Mangombroux se jette dans la Vesdre à hauteur du pont d'Andrimont dit "pont d'al cûte" pour les anciens) et du ruisseau de Dison (en aval du centre-ville au pont Parotte,

















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